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Résumé et points de vue de lectures par Isabelle Desage (accompagnés de photographies, d'extraits de films, d'entretiens d'auteurs).

Grand platinum, Anthony van den Bossche, 2020

Grand platinum, Anthony van den Bossche, 2020

Depuis le décès de son père, Louise navigue entre son entreprise de design et le monde des carpes colorées du Japon. A la façon d'une Nadja, Louise se déplace dans le Paris de notre époque, donnant à voir aux lecteurs, les immeubles, la Seine, les bars, la circulation, les quartiers. L'auteur a su exposer cet univers moderne et son rytmne soutenu de façon sensuelle et poétique. Et puis il y a l'environnement apaisé des carpes, de l'eau et des parcs appelant à la méditation, à la réflexivité. Et en effet, au fil du roman la jeune femme prend conscience de la vacuité du monde du design, de l'irrespect auquel elle est confronté et qu'elle n'a plus envie de supporter. L'héritage de son père, s'occuper des carpes qu'il a disséminées dans plusieurs bassins parisiens et tenter de les réunir va ramener progressivement Louise vers un monde réel qui va la confronter aux vieux amis de son père, ainsi qu'à son frère. Bien loin de la virtualité ou de contacts vains, une petite bande amusante va se créer pour honorer la mémoire du père. Cette aventure servira de matière artistique au frère qui rêvait d'un bon sujet pour rédiger un scénario. Ainsi, la mémoire du père, l'enfance des deux personnages, leur amour de l'eau perdureront à travers la création artistique.

"Par goût du manque, il avait passé sa vie à arrêter : l'ivresse des apéritifs, l'exaltation de la cigarette, la consommation du sucre puis celle du gras, et la douce adrénaline des disputes. Comme tous les grands sceptiques, il aimait les débuts et les fins d'histoire, les naissances et les effondrements. Il se nourrissait aux comptoirs des bars, se lavait au hammam, marchait dès l'aube vers les parcs pour surveiller ses Koï, lire et fumer un cigare les soirs de beau temps. Il vivait dehors avec ce que les Japonais appellent le hinkaku, la prestance des carpes. Cette façon d'évoluer avec grâce entre deux eaux, d'envahir l'espace de sa présence douce et altière. Il se réchauffait au coin de la ville dans le crépitement des évènement". 

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